Sur un chantier à Salon-de-Provence, l'arboriste grimpeur commence toujours par lire le houppier avant de sortir la tronçonneuse : recherche de bois mort, de fourches fragilisées, de nids déjà occupés. Cette lecture guide le choix de la technique, montée à la corde sur les sujets encombrés du centre ancien, nacelle quand l'accès du chantier le permet. La taille douce reste la règle : couper au bon endroit, sur le bon diamètre, plutôt que réduire un arbre à un moignon par étêtage systématique. Entre le Massif des Alpilles et la Plaine de la Crau, le climat méditerranéen impose sa propre vigilance. Le mistral souffle en moyenne à 50 km/h dans le secteur et dépasse régulièrement 80 à 100 km/h en rafales (Météo-France) : les branches déjà fragilisées par la sécheresse estivale demandent une attention particulière avant chaque intervention. Sur chaque chantier, casque à visière grillagée, pantalon anti-coupure et cordes certifiées font partie de l'équipement de base, sans exception, du premier au dernier arbre grimpé dans la journée.