À Salon-de-Provence, un jardin fermé reste la situation la plus fréquente qui impose le recours à un élagueur grimpeur. Les quartiers résidentiels comme Les Canourgues, Bel-Air, La Monaque ou Lurian multiplient les portails étroits, les murs mitoyens et les allées trop courtes pour qu'un camion nacelle puisse se positionner à portée de l'arbre à travailler. Démonter une clôture ou emprunter le jardin du voisin pour faire entrer un engin de plusieurs tonnes n'est ni raisonnable, ni souvent possible. La cause tient à la construction même de ces lotissements, pensés pour la circulation piétonne et non pour le passage de véhicules lourds. L'effet direct, c'est qu'une nacelle reste hors de portée du houppier, quelle que soit sa hauteur de flèche. La décision qui en découle est immédiate : le grimpeur devient le seul professionnel capable d'atteindre l'arbre, en entrant à pied avec son matériel, cordes, harnais et EPI, sans avoir besoin d'un accès véhicule. Cette contrainte concerne un grand nombre de propriétés du pays salonais, qu'il s'agisse d'un cyprès en fond de jardin, d'un olivier planté trop près d'un mur, ou d'un pin arrivé à maturité dans un espace vert clos par des haies. Dans tous ces cas, la grimpe évite un chantier de démontage préalable qui coûterait souvent plus cher que l'élagage lui-même.