À Salon-de-Provence, broyer sur place ou évacuer les déchets verts ne donne pas le même résultat, et le choix mérite d'être posé avant le chantier plutôt qu'après. Le broyage transforme les branches en un broyat grossier qui peut être étalé directement en paillage au pied des massifs et des arbustes. En climat méditerranéen, sur un terrain de la Plaine de la Crau où l'été assèche vite les sols, ce paillage limite l'évaporation et réduit d'autant les arrosages à prévoir dans les mois qui suivent. C'est une option qui coûte moins cher, puisqu'elle évite le transport, et qui valorise sur place une matière qui finirait sinon en déchèterie. L'évacuation des végétaux en benne répond à un besoin différent : elle convient quand le volume dépasse largement ce qu'un jardin peut absorber en paillage, ou quand le client veut un terrain totalement dégagé, sans le moindre résidu au sol. C'est souvent le cas en copropriété, où un espace vert commun doit rester net pour tous les occupants, ou après un gros chantier d'élagage qui produit plusieurs mètres cubes de bois et de feuillage. Les équipes équipées en EPI, casque et pantalon anti-coupure, manipulent aussi bien la tronçonneuse sur le chantier que le chargement en benne au sol. Dans la pratique, ce choix se discute au moment du devis, en fonction du terrain, de l'essence des végétaux coupés et de l'usage prévu pour l'espace dégagé.