À Salon-de-Provence, le climat méditerranéen fragilise les arbres bien avant qu'un abattage ne devienne nécessaire. La sécheresse estivale, marquée en bordure de Plaine de la Crau où les sols filtrants retiennent peu l'eau, stresse en priorité les platanes d'alignement et les pins d'Alep, deux essences très présentes sur le secteur. Le mistral, qui souffle fort et régulièrement depuis le couloir rhodanien en direction du Massif des Alpilles, casse en priorité les branches déjà affaiblies par ce manque d'eau, provoquant du bois mort dans le houppier qui finit par gagner l'ensemble de l'arbre. Certaines essences résistent mieux à ce climat, oliviers et cyprès en tête, quand d'autres, plus gourmandes en eau ou plus sensibles au vent, s'épuisent année après année. La Ville de Salon-de-Provence recense plus de 300 départs de feu chaque année dans le département, un risque que la sécheresse des sols et le vent fort aggravent directement, et qu'un arbre mort laissé sur pied ne fait qu'augmenter. Un suivi régulier, taille sanitaire et arrosage d'appoint les premières années, limite ce risque. Mais un sujet trop atteint, au bois cassant et au houppier dégarni, finit tôt ou tard par devoir être abattu plutôt que soigné.