À Salon-de-Provence, repérer du bois mort dans un arbre demande un œil un peu entraîné : une écorce qui se détache facilement, des branches sans une seule feuille en pleine saison alors que le reste du houppier est vert, des cassures sèches et cassantes au toucher plutôt que souples. Ce sont les indices qui doivent alerter un propriétaire avant l'été.
La sécheresse estivale, marquée en Plaine de la Crau et dans tout le secteur, fragilise davantage les arbres que dans une région plus humide : moins d'eau disponible, du bois qui se dessèche plus vite, et donc davantage de branches mortes et cassantes chaque année, notamment sur les sujets déjà âgés qu'on trouve dans certains jardins du quartier La Monaque.
Le risque concret, c'est la chute. Une branche morte au-dessus d'une terrasse, d'une allée de jardin ou d'un stationnement peut tomber sans prévenir, et le danger grimpe nettement après un coup de mistral qui secoue tout le houppier. Un arbre qui semblait stable la veille peut lâcher son bois mort du jour au lendemain.
C'est pour cette raison qu'un élagueur intervient avec du balisage au sol et des équipements de protection individuelle adaptés, quand grimper soi-même dans un arbre affaibli, sans formation ni matériel de sécurité, revient à prendre un risque que rien ne justifie pour économiser une intervention.